Contexte Self-Défense - FÉDÉRATION M.A.D.MAX. SELF-DÉFENSE

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Contexte Self-Défense

Self-défense

Au cours du 20ème siècle, le terme SELF-DÉFENSE devenu générique, a été employé par les arts martiaux, les forces de l’ordre et l’armée dans le monde entier. Ce fut particulièrement le cas des différents styles martiaux traditionnels, sportifs ou compétitifs à partir des années 1985-1990. La demande du public à savoir se défendre face aux agressions physiques croissantes les a conduit à qualifier leur art de "self-défense" pour faire valoir leur efficacité défensive. L’appellation "self-défense" a été mise au service de la communication et du marketing afin d’attirer un plus grand nombre de nouveaux adhérents. Cependant, la pratique est éloignée de la réalité de la self-défense. L’instruction N° 07-026JS du 5 février 2007 du ministère de la Jeunesse et des Sports rappelle un recensement qu’il a réalisé en 1995 lequel lui a permis d’identifier 175 styles différents de disciplines martiales pratiquées sur le territoire national. Curieusement, ce recensement fait l’impasse complète sur la self-défense…

Mais le phénomène "autodéfense" (en anglais self-defence) n’est pas nouveau. Notamment depuis trente ans, s'est développé un courant qui s’est affranchi des caractéristiques suivantes : style martial, rite et tradition, sport, compétition et système de grades. Ce courant a su démontrer qu'il pouvait amplement se développer en dehors du contexte sportif et de celui des fédérations délégataires martiales et compétitives jugées inappropriées à la pratique d'une self-défense basée sur la réalité de la rue. Ainsi s’est développée une self-défense civile.

Deux raisons à cela :
D'une part, la capacité d'adaptation de la self-défense civile face aux diverses situations d'agression de la rue, sa force d'évolution, de croissance et d'enrichissement constante.
D'autre part, la demande d'une autodéfense civile réaliste au cours des trois décennies écoulées laquelle s'est développée quantitativement comblant ainsi un manque auquel ne peut répondre l'offre sportive des arts martiaux.

Au plan public :
Aujourd'hui, un marché conséquent de la self-défense civile composé de plusieurs centaines d’instructeurs s’active à côté de celui des professionnels en sports martiaux. Dans l'état actuel des choses, nombreux sont les "enseignants" en self-défense qui pratiquent des cours et des stages rémunérés sans avoir de statut professionnel. Il est courant de lire sur internet des offres de stages de 5 jours pour des sommes allant jusqu'à 1000 euros et plus, stages effectués par des enseignants sans diplômes officiels. On y trouve une centaine de formations proposant un diplôme de moniteur, ou d’instructeur [jusqu'à dix degrés !] en self-défense.

Au plan policier :
La police propose à son personnel une formation d’animateurs et de moniteurs en activités physiques et professionnelles qui a pour but le développement des qualités physiques, de la self défense et des techniques d’intervention de police. Une distinction nette est faite en ce qui concerne «les arts martiaux et les sports de combat, ceux-ci doivent être reconnus par une fédération agréée par le ministère de la jeunesse et des sports ; la pratique de ces activités est destinée à maintenir ou améliorer la condition physique. Elle ne doit en aucun cas être assimilée à un enseignement à la self-défense policière qui poursuit des buts professionnels.» (Arrêté NOR / INT / C / 00 / 00200 / C du 28 août 2000). Cette formation a été certifiée par arrêté du 03 octobre 2007 publié au Journal Officiel du 13 octobre 2007 portant enregistrement au répertoire national des certifications professionnelles.

Au plan militaire :
L’armée agissant au travers du CNEC (Centre Nationale des Sports de la Défense) propose dans sa Circulaire N° 6585/DEF/EMA/CNSD/DREP deux formation qualifiantes. L’une dite "Instructeur en sports de combat" (NOR DEFE 0953717 C du 4 novembre 2009). Le premier objectif de cette formation est de «Faire acquérir une maîtrise technique et pédagogique suffisante dans au moins un sport de percussion et un sport de préhension». Il s’agit donc d’une formation typiquement sportive. La seconde formation intitulée "Combat Corps à Corps adapté aux Combats" (C4)
Instruction N° 272286/DEF/RH-AT/SDF (NORDEFT 1351413Jdu 12 juin 2013). Formation militaire en vue d’une application sur les terrains d’opération.

Ainsi, on constate l’absence :
D’une "self-défense civile" homologuée.
D’une formation professionnelle validée pour l'enseigner.
D’un titre d'enseignant professionnel homologué.

Parmi les disciplines sportives, formations et diplômes existants reconnus par l'État et les fédérations délégataires la self-défense civile n'est pas répertoriée en tant que telle.
Afin de réduire le nombre des adhérents qui abandonnent le karaté au profit de la self-défense, en 2013, la fédération française de karaté a mis en place une «Nouvelle Méthode d’entraînement fédéral» pour «les pratiquants qui souhaitent apprendre à se défendre rapidement sans contraintes techniques ni conventionnelles. Le Karaté Défense Training est une méthode efficace, dynamique et ludique de défense issue de l’expérience de la pratique du Karaté et de son efficacité. Le Karaté Défense Training est constitué de plusieurs modules : module percussions, action/réaction, mise en situation et amené au sol.» http://www.ffkarate.fr/federation/karate-defense-training.php

Cependant, et sans la moindre reconnaissance officielle, la self-défense poursuit son développement régulier. Dans les formations réalisées en self-défense certaines sont sérieuses et faites par des techniciens compétents, tandis que d'autres ne le sont pas. Mais, pour l’heure, toutes ces formations relèvent de l'amateurisme, sans réelle construction pédagogique effective, sans système référentiel et sans outil d'évaluation en l’absence d’un cadre pédagogique structuré et d’un véritable diplôme professionnel officiels.

Dans l’enseignement actuel, seuls sont réellement pris en compte les articles du Code pénal relatif à la légitime défense, articles qui constituent simultanément son fondement moral :

Article A.122-5
N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de légitime défense d’elle même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.
N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.

Article A.122-6
Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :
1. Pour repousser, de nuit, l’entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité ;
2. Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Article A.122-7
N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.

Depuis près de dix ans, la self-défense M.A.D.MAX. est portée par cette évolution. Son expérience de terrain lui a permis d’enrichir son programme, sa progression pédagogique et sa formation. Sa pratique de la formation d'enseignants en self-défense l’a conduit à créer un processus de formation (titre : Maître d'armes* en self-défense à mains nues), une définition de fonction, un référentiel de formation, des modalités d'examen et d'évaluation-suivi des candidats dans la durée.
* Le titre de "maître d'arme" (Hatilarius en latin) était employé dans l'armée romaine pour qualifier un officier, un sous-officier ou un soldat spécialisé dans les techniques de défense à mains nues et le maniement des armes. En 1585, il est adopté par la communauté des escrimeurs de Paris. Au 20ème siècle, il s'étend aux enseignants en arts martiaux. D’autres activités utilisent ce titre : "maître d'école", "maître ouvrier", "maître de cérémonies", "maître d’œuvre" "maître d'ouvrage", etc. Le titre de "maître" qualifie un niveau de professionnalisme, celui d'une personne en mesure d’enseigner une discipline et à la faire pratiquer.

 
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