Légitime défense réflexion - FÉDÉRATION DES MÉTHODES DE SELF-DÉFENSE

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Face à une agression, l'état émotionnel non contrôlé peut vite mettre celui qui se défend en situation d'infraction au regard de la loi sur la légitime défense. Loi qui n'est pas tendre avec les victimes... alors même que les agresseurs ne sont absolument pas en souci d'elle.  Raison pour laquelle, un club de self-défense peut mettre à son programme un cours théorique sur la légitime défense pour ses adhérents.

Le formateur peut renseigné "légalement" les membres du club présents sur la nécessité de la légitimité de toute réaction défensive en termes de : justification, immédiateté, proportionnalité contre un agresseur actif ou réellement menaçant. Les membres du club répondent alors à un questionnaire pour évaluer le bien-fondé de leur manière de penser l'agression et la défense afin de mieux appréhender dans quel cas la légitime défense peut s'appliquer ou non. L'objectif est bien sûr d'éviter à toute personne amenée à se défendre des ennuis de type pénal ou civil. L'agresseur à des droits ! La victime a, en quelque sorte, l'obligation de préserver l'intégrité physique, voire psychologique de son agresseur !

La formation peut s'inscrire dans une série programmée d'au moins trois séances, au rythme d'une environ par trimestre.

Garder le contrôle de soi ! Combien de représentants de la justice ont déjà été agressés à ce jour, combien ont su - eux-mêmes - gérer leur peur, leur stress, leur douleur et tous leurs phénomènes physico-chimiques si désagréables, dans le strict respect de la loi, en conséquence d'une agression, toujours soudaine et brutale par nature ?

Si la victime est blessée, handicapée à vie, quels seront ses dédommagements psychologiques, matériels ou/et financiers ponctuels, ou qui , par malheur, s'avéreraient indispensables tout au long de sa vie ? Qui gère, qui paie alors ? L'agresseur qui n'aurait pas été attrapé par la police ? L'agresseur qui serait emprisonné par la Justice ? Nul ne sait ! Chose sûre, la victime «bénéficiera» de quelques lignes dans la rubrique faits divers du journal local. Mais existe-t-il un fonds semblable à celui mis en place pour les victimes d'actes terroristes, et pleinement justifié ? Existe-t-il une enquête ou un rapport parlementaire sur le sujet ? La souffrance d'une victime subissant la violence d'une agression est-elle comparable à celle que pourrait subir son agresseur à cause d'une «victime» en mesure de riposter ? Un agresseur malmené devrait-il être considéré comme une victime ? Vaste débat ! Si oui, que vaudraient alors son intention et sa préméditation de nuire à son prochain lesquelles ont fabriqué son acte agressif  ? Seraient-elles dissolvables dans l'éther des circonstances atténuantes... ? Où peuvent conduire une même égalité de traitement ? À un risque de libéralisation de la violence et des agressions ? Si la loi doit être la même pour tous, lui faut-elle s'appliquer de la même façon selon qu'on est victime ou agresseur ? Une vraie question de société très actuelle !
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